La philosophie, matière indispensable

Publié le par Analas

Peut-on envisager une réussite à ce concours sans faire appel à la philosophie ?

Aviez-vous remarqué que l'ensemble des sujets traités en Culture Générale font référence systématiquement à la philosophie ? Est-elle indispensable à la compréhension des problématiques que nous allons rencontrer au cours de nos pratiques ? N'ayant pas eu de formation propre en philosophie, je m'interroge sur cet engouement et l'importance qu'on lui accorde volontier. Serais-je pénalisée si ma manière de penser ne reprend pas les écrits des grands philosophes ? Où est-ce simplement une discipline qui me permettra d'ouvrir mon esprit à la réflexion ?

 

La philosophie, c'est litteralement l'amour de la sagesse. Elle se présente comme une discipline du questionnement, une interprétation ou une réflexion sur la société et l'existence humaine, ou encore comme un savoir systématique (source wikipédia). Elle fait donc appel à la capacité de l'homme à raisonner, à penser.

 

Le jugement que nous portons sur un concept s'appuie sur un processus de sélection, transformation et suppression d'information. C'est ainsi que nous pouvons regretter un choix antérieur lorsque le résultat observé n'est pas satisfaisant. Notre jugement s'appuie sur une information inconnue au moment des faits, mais inconsciemment nous effaçons cette caractéristique. C'est ce que l'on nomme communément le "bon sens".

 

L'enfant nait sans aucune connaissance, ce n'est qu'à travers différents apprentissages qu'il finit par disposer d'informations variées et d'une capacité à les manipuler. Si tout le monde bénéficiait de la même instruction, nous aurions tous une pensée commune et unique. C'est ce que l'on remarque de plus en plus dans notre quotidien à travers les groupes dominants. Les gouvernants ont tous reçu la même manière de penser et les mêmes informations. Les nuances sont peu nombreuses et poussent les débats sur des problèmes relationnels et non politiques.

 

La philosophie donc nous aménerait à nous questionner, à interpréter et à réfléchir sur la société et l'existence humaine. Cela signifie qu'à un moment donné de notre existence, nous avons appris le sens même des mots société, existence, humaine et que nous avons compris les actions des verbes questionner, interpréter et réfléchir. Sans ce travail d'assimilation, ces mots n'ont aucune existence pour le cerveau humain. Admettons donc que nous sommes tous capables de comprendre les divers sens, ce qui pour des candidats au concours d'attaché territorial est un minimum.

 

La philosophie signifie littéralement l'amour de la sagesse. C'est quoi la sagesse ? La référence à des réflexions de philosophes anciens ? ou la nécessité de trouver des accords communs pour mieux vivre ensemble ?

 

Les philosophes sont à l'orgine des grands mouvements de pensées qui régissent les gouvernements. Elle semble avoir toujours été là pour conseiller et aider nos dirigeants dans la bonne manière de penser. Le contrat social est un concept intéressant en ce sens, puisqu'il existe au moins trois courants différents. Il y a de quoi satisfaire les intérêts de chacun. Mais le "contrat social" n'est-il pas ces règles mises en place par un groupe pour mieux vivre ensemble ? L'homme ne peut vivre seul, il a besoin d'être avec les autres pour exister. Les règles évoquent les points communs du groupe. Ce qui en fait sa force, sa reconnaissance par rapport aux autres.

 

Paradoxalement, la morale véhiculée par les nombreux philosophes ne fait pas l'objet du même intérêt. Pourtant, si la philosophie conduit à la sagesse, elle devrait nous aider à faire les bons choix et non privilégier les intérêts d'un groupe au dépend d'un autre. C'est pourtant un constat dans notre société où les inégalités font régulièrement la une de nos médias.

 

La psychologie sociale qui guide ma réflexion s'est d'abord inspirée de la philosophie. Comprendre le comportement humain, seul et en groupe, nécessite une remise en cause de tout ce que l'on tient pour vrai. L'existence d'un concept apparait à l'instant où l'on attribue un nom à une chose ou un acte.  Ce nom est une interprétation choisit par le plus grand nombre d'individu et tenu comme étant LA représentation de cette chose ou de cet acte. C'est aussi la base indispensable à notre communication. Ma manière de penser répond à des règles propres à ma formation, mon groupe d'appartenance au même titre que la manière de penser la philosophie est propre à ce groupe. Si l'accès au métier d'attaché territorial doit s'inscrire au sein de ce groupe, la philosophie et ces théories seront indispensables à toutes les argumentations. Si seul la capacité de discuter sur un thème de société est requise, la philosphie ne devrait pas faire la différence.

 

 

Vers où doit-on aller ?

Publié dans philosophie

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